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Ralentir pour mieux repartir

Slow-living
fille qui dort pour mieux repartir

Réaménager son intérieur, prendre soin de son jardin, repeindre cette vieille armoire, s’essayer au piano, (re)lire Coelho, trier ses photos… On se promet tous de « prendre le temps » mais on oublie de le faire. On se laisse happer par le tourbillon du quotidien : du travail, des sorties, des enfants, des amis. Le confinement imposé par l’épidémie de coronavirus sonne comme un rappel à l’ordre. Une invitation à ralentir. Une injonction à produire moins, à consommer mieux, à savourer davantage. Une sommation à respecter la nature, à écouter le silence, à se recentrer sur l’essentiel.

Car cette satané épidémie nous offre un bien précieux : du temps. Et si on apprenait à l'apprivoiser ?

Ralentir, c'est retrouver ses racines

Lorsque que le mot confinement a fait son irruption dans nos vies, tous les citadins ont eu le même réflexe. Comme un instinct primaire, un besoin viscéral, ils ont fui la ville. Cet exode est un mouvement contesté, que nous nous garderons de commenter. Il est intéressant cependant de s''interroger sur ce qu'il représente. Il nous dit l'importance de se rattacher à un point d’ancrage. La maison de campagne, la maison de famille constituent un refuge. Elles sont la réponse au besoin de sécurité grandissant en cette période d'incertitude.

Ralentir, c'est laisser la nature respirer

En réduisant nos déplacements, on constate immédiatement des effets positifs. En ville surtout, c'est flagrant : le silence se fait, l'air se purifie, la nature reprend ses droits. On entend les oiseaux chanter à Montmartre, les canaux de Venise sont limpides, les dauphins reviennent nager dans les ports désertés par les ferries de croisière. Les effets du tourisme de masse atténués, on réalise alors l'impact de l'homme sur la nature et on ose espérer une prise de conscience globale. En ce temps suspendu, saisissons l'occasion de repenser notre manière de consommer et de voyager.

Ralentir, c'est vivre au présent

L'épidémie de coronavirus aura un impact marquant sur chacun d'entre nous. Certains prendront conscience de la nécessité d'arrêter de courir et d'apprendre à "prendre le temps", d'autres au contraire mettront un point d'honneur à ne plus remettre au lendemain. Dans les deux cas, cette étrange période nous enseigne l'importance d'écouter notre corps. Libérés des injonctions sociales, on cesse de culpabiliser de ne "rien faire" et on découvre la vraie signification du mot chiller. Le mot d'ordre du confinement ? Profiter de l'instant présent sans trop penser à demain.

Ralentir, c'est apprendre la présence dans l’absence

On pourrait croire que l’isolement physique éloigne mais c’est tout le contraire. Avec la distanciation sociale, on prend davantage de nouvelles de ses proches, on appelle ses grands-parents, on fait la connaissance de ses voisins. On (re)crée du lien qui avait parfois disparu au quotidien. On voit des élans de solidarité se créer et c'est beau. On laisse la gentillesse prendre le dessus comme si nous avions plus rien à perdre, on prend le temps de dire 'merci' à des inconnus et 'je t'aime' à ceux qui nous entoure. On réalise l'importance des autres.

Ralentir, c'est prendre le temps de rêver

Enfin, pour les semaines de confinement qui nous attendent, prenez le temps de faire une "wish list". Des choses les plus ordinaires aux rêves les plus fous, laissez votre imagination s'emballer.

''Il faut prendre le temps de réfléchir, il faut prendre le temps de la lenteur. Il faut faire l'éloge de la lenteur.''[Jean d'Ormesson]

Rédigé par Géraldine 

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